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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

Mon bestiaire

                                                       Caricature chinoise représentant les USA

 

Lors du sommet de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique qui s'est tenu à Bangkok, le président français, dans son intervention, a souhaité nous faire partager son ressenti en filant la métaphore animalière. Sans doute ses déclarations ont-elles été faites en référence au pays d'accueil, la Thaïlande, qui a pour emblème, l'éléphant d'Asie, symbole de la monarchie qui règne en la personne de Rama X.

Parlant de la compétition engagée entre les deux premières puissances mondiales, les Etats-Unis et la Chine, Emmanuel Macron a poursuivi sur le mode « nos amis les bêtes » :

« C'est comme si dans la jungle il y avait deux éléphants très agités. S'ils se mettent à se battre, c'est toute la jungle qui va en souffrir. Pour éviter cela il y a besoin du concours de tous les autres animaux, les tigres.. euh... et les singes ».

Si l'on a parfaitement saisi que les « éléphants » ont pour nom Joe Biden et Xi Jinping, reste à savoir qui, dans l'esprit du président français, se cache derrière les « tigres » et les « singes ».

Le tigre est le plus gros félin du règne animal. Plusieurs pays l'ont pris comme symbole et parmi eux, l'Inde, le Bangladesh et le Vietnam. Rien toutefois de nature à calmer les esprits agités de deux éléphants. Certes, dans un passé récent, le président chinois Mao Tsé tong compara les Etats-Unis à un « tigre de papier ». Notre président aurait-il repris la métaphore du leader chinois pour désigner la Russie deuxième puissance militaire mondiale ?

Pour ma part, je verrais plutôt dans le tsar affaibli qui la dirige, un dangereux prédateur comme le crocodile, toujours aux aguets dans le marigot et prêt à bondir sur sa proie pour la broyer de ses puissantes mâchoires.

On est loin de l'animal que majoritairement les russes considèrent comme le symbole de la grandeur et de la puissance de leur pays à savoir l'ours brun qui peuple la Sibérie. Pour d'autres, le caractère agressif, prédateur et sauvage, de l'animal, ne pourrait en faire le symbole de leur patrie. Mais ne pourrait-on pas retrouver ces traits de caractère chez le maître du Kremlin ?

En tous cas, point de tigres ou de singes pour symboliser la Corée du Nord de notre cher Kim Jong-un. On pourrait davantage voir ce dernier sous les traits du dragon de Komodo. Celui qui peuple les Iles d'Indonésie centrale peut dépasser les 90 kilos. Il s'agit de la plus grande espèce de lézards vivante. Pour se nourrir, il dévore de grands morceaux de chair et au cours d'un repas, peut ingurgiter jusqu'à 80 % de son poids. L'animal est très venimeux et ses morsures peuvent provoquer la septicémie puis le décès de sa proie. En somme, un animal aussi peu sympathique que le personnage dont il pourrait être le symbole.

S'il peut avoir la férocité du tigre, à son corps défendant, Erdogan est loin d'avoir la puissance du félin. Chez celui qui réussit l'exploit de soutenir les deux parties dans la guerre que la Russie livre à l'Ukraine, on retrouve les qualités du chacal, animal adaptable et opportuniste. Ce prédateur symbolise assez bien l' acharnement du Raïs d'Istanbul à vouloir rayer les kurdes de la carte.

Si vous êtes toujours à la recherche du pays dont le tigre peut être le symbole, n'allez surtout pas vous perdre du côté de l'Iran. Si contrairement au cobra qui, lorsqu'il se prépare à l'attaque, déploie une coiffe, l'Ayatollah Khamenei ne revêt pas ce type de parure se contentant d'arborer un turban, l'individu n'est pas moins dangereux que le reptile. Comme ce dernier, le venin distillé par le Guide suprême de la Révolution islamiste est tout aussi mortel. La population iranienne et en particulier la jeunesse féminine, en fait actuellement la cruelle et douloureuse expérience.

Reste, dans ce tableau, à imaginer dans quelle espèce le président perçoit le rôle de la France pour « éviter » que les deux éléphants mondiaux, « agités » à l'extrême, ne viennent à en découdre. A première vue, la taille, la puissance et la dangerosité du tigre, peuvent difficilement symboliser notre pays dans l'Arche de Noé planétaire.

Peut-on dès lors imaginer que le singe, animal malin, agile et intelligent pourrait bien davantage, symboliser la France d'Emmanuel Macron ? Certains verraient plutôt dans ce dernier, une capacité à vous glisser entre les mains lorsque vous pensez l'avoir maitrisé qui l'apparente fort à un anguille.

Cher (e) lecteur (trice), chacun de vous pourra, j'en suis certain, apporter sa contribution en formulant son hypothèse et permettre ainsi, de situer notre place dans le bestiaire évoqué.

Impossible toutefois de perdre de vue la locution « Homo homini lupus est » autrement dit, l'Homme est un loup pour l'Homme. Si elle est apparue presque deux siècles avant notre ère, elle a pu se vérifier depuis tout au long de l'Histoire.

Il sera de plus en plus difficile de trouver dans l'Humanité à laquelle nous appartenons, l'agneau dont on n'a cessé de souligner la douceur ou le cochon cher à Eric Orsenna qui le célèbre dans son livre « Cochon- Au pays du vivant » où il se plait à vanter toutes ses vertus.

 

 

 

 

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