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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

Sandrine et le barbecue.

 

 

En Argentine, pays connu pour son goût immodéré pour les viandes grillées au barbecue et où c'est bien connu, de manière séculaire, le machisme a été banni, circule une blague qui paraît flatter la virilité masculine : Ne dit-on pas au pays de « l'asado » que si une femme se marie c'est seulement parce que le vibromasseur ne sait pas allumer le barbecue ?!

Plus sérieusement, en France, nous bénéficions d'un courant féministe très actif et en parfaite adéquation avec notre classe politique et le courant écologiste en particulier. Sa figure de proue n'est autre, à l'heure actuelle, que Sandrine Rousseau.

Encore convient-il de préciser, qu'il ne s'agit pas de l'écologie modérée et responsable comme l'incarne le dernier candidat à la présidentielle Yannick Jadot. Non, je veux parler du courant plus radical à la tête duquel, depuis la primaire écolo, on trouve madame la députée de la neuvième circonscription de Paris.

Si l'on opère un retour dans le temps, on retiendra que Jadot, vainqueur de la primaire des écolos, avait choisi sa concurrente Sandrine Rousseau au sein de son équipe de campagne. Mauvaise pioche, il dut en cours de route la congédier pour cause de désaccords politiques. Manifestement, la seule place qu'ambitionnait cette dernière, c'était d'être calife à la place du calife. On connait la suite...

Notre Sandrine désormais nationale, n'est jamais à court d'une provocation. Après avoir proposé en vain la création d'un délit reposant sur le « non partage des tâches domestiques », elle a engagé une lutte acharnée contre la viande grillée qui, selon elle, serait responsable du changement climatique et du désastre écologique que subit la planète. En voilà une qui n'aurait guère de chances si elle décidait de postuler à une fonction élective dans la pampa argentine parmi les gauchos.

C'est dans le cadre des journées d'EELV, le samedi 27 août à Grenoble, que celle qui prétendait concourir sous la bannière de cette formation à la dernière présidentielle, a estimé qu'il fallait « changer de mentalité pour que manger une entrecôte cuite sur un barbecue ne soit plus un symbole de virilité ».

Au motif que les hommes mangent deux fois plus de viande rouge que les femmes, Julien Bayou, le patron des écolos a approuvé sa collègue. Madame Clémentine Autain élue LFI a également approuvé, déclarant que « si l'on veut aller vers l'égalité, il faut en effet s'attaquer au virilisme ». Mes lecteurs apprécieront.

Au sein de la Nupes, tous ne partagent pas cet avis puisque Fabien Roussel, pensant très certainement aux milliers de grillades de viande rouge qui régaleront les papilles des « camarades » participant à la fête de l'Huma, s'est offusqué que l'on puisse parler « du sexe des escalopes ».

Enfin, « l'omnisciente » madame Rousseau a prédit à un élu du RN qui lui présentait une photo de steaks, un cancer colorectal. Pas moins !

Concernant la virilité qui paraît tellement préoccuper madame Rousseau, je l'inviterai volontiers à réécouter ou à découvrir « L'Epave » de Brassens. Il y est question d'un pauvre ère qui se pencha à sa façon sur sa virilité :

« ...Et j'étais là, tout nu, sur le bord du trottoir,

Exhibant malgré moi, mes humbles génitoires

Une p'tite vertu rentrant de travailler,

Elle qui chaque soir en voyait une douzaine,

Courut dire aux agents, j'ai vu que'qu'chose d'obscène. 

Ça n'fait rien, il y a des tapins bien singuliers... »

A quoi l'Epave de Brassens pouvait-il bien faire référence ?

A cette part de virilité qu'il exhibait à son corps défendant et que Sandrine Rousseau perçoit dans le barbecue sur lequel grille la viande honnie. Il convient à ses yeux et à ceux de quelques uns de ses affidés, de clouer cet instrument de malheur au pilori au nom de la lutte contre le réchauffement climatique.

On peut dès lors se demander si l'écologie punitive pour ne pas dire castratrice, que certains veulent imposer, ne serait pas cette chose « obscène » qu'il convient de dénoncer sur la place publique à défaut d'en saisir la force publique.

Une nouvelle fois, derrière sa moustache, Brassens nous donne, à l'opposé, une leçon de tolérance et de modération.

Ça n'fait rien, y a des écolos biens singuliers !

 

 

 

 

 

 

 

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N
Merci pour cet humour corrosif hélas fondé sur des déclarations très « sérieuses «  de certaines de nos élues. Cela démontre où est tombé le débat public et le niveau de certains députés.<br /> Peut-être pour être féministe selon Rousseau il faut se contenter d’un steak tartare à moins que le véganisme devienne obligatoire sous peine de camp de redressement
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J
Je suis tombé par terre, c’est la faute à Voltaire,<br /> Le nez dans le barbeuk, c’est la faute à Rousseau.
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J
Excellent ! Merci Ju.