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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

Et maintenant, à qui le tour ?

 

« Depuis les années 1970,..., on fait de la politique de deux façons : en attaquant l'adversaire et en multipliant les promesses irréalisables. Et pour plus d'efficacité, on joue sur la peur. Pas de vision, pas de projet et en plus de cela, aucune méthode ». Si l'on se souvient que le Général De Gaulle décédé le 9 novembre 1970 avait quitté le pouvoir en 1969 après un échec au référendum qu'il avait organisé, on serait tenté de penser que cette analyse est celle d'un observateur de la vie politique française.

Il n'en est rien, elle émane d'un entrepreneur italien candidat d'une formation politique, le Terzo Polo, constituée au mois d'Août dernier. Certains s'accrochaient aux 20 % d'électeurs indécis qui, espéraient-ils, rejetant d'un seul bloc la coalition composée par les formations de droite et d'extrême droite, éviteraient à l'Italie de basculer dans les bras de Giorgia Meloni à la tête du parti Fratelli d'Italia et qui se déclare post fasciste, revendiquant sa filiation avec Benito Mussolini.

Les résultats connus à l'heure à laquelle j'écris ces lignes, décevront les optimistes qui nourrissaient ce fol espoir et amplifient les sondages qui, depuis plusieurs semaines, annonçaient la prochaine victoire de l'extrême droite. Même si en Italie il faut toujours compter avec la « combinazione » qui comprend son lot de surprises, il est à craindre que le gouvernement qui sera nommé à l'issue des consultations du Président de la République Sergio Mattarella, ait à sa tête la nouvelle égérie italienne.

Et de deux !

L'agression de la Russie en Ukraine a amené deux Etats jusqu'à présent « neutres » ou si l'on préfère « non alignés », la Finlande et la Suède, l'un et l'autre proches voisins du pays agresseur, à demander leur adhésion à l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) afin de pouvoir bénéficier de la protection liée à l'appartenance à une structure militaire qui compte notamment dans ses rangs les pays d'Europe de l'Ouest ainsi que les Etats-Unis.

En effet, selon l'article cinq du Traité, l'agression de l'un des Etats membres, permet de bénéficier de la protection de l'organisation politico-militaire dont l'ensemble des membres considèrent être victimes de l'acte de violence commis.

Lors des législatives du 11 septembre dernier, une coalition droite-extrême droite a remporté les législatives en Suède. Le parti d'extrême droite des Démocrates de Suède dirigé par Jimmie Akesson est arrivé en tête de la coalition avec 20,54 % des suffrages exprimés. Ainsi, ce pays qui, durant des dizaines d'années fut la vitrine de la social-démocratie européenne, vient d'ouvrir la voie à une gouvernance dirigée par une formation d'extrême droite.

Ces bouleversements au niveau de pays européens ne manqueront pas d'avoir des conséquences pour ce qui concerne le fonctionnement de l'organisation de défense politico-militaire de l'Occident (l'OTAN), qui compte parmi ses membres l'Italie et comptera la Suède dans un proche avenir.

Pour ce qui concerne l'Union Européenne, c'est désormais l'un des pays fondateurs qui aura à sa tête, une présidente se revendiquant de l'héritage fasciste laissé par Mussolini. Même si madame Meloni a, en cette fin de campagne, voulu rassurer en donnant des gages, elle n'a pas caché son intention de renégocier les conditions qui ont accompagné les aides européennes à l'Italie (68,9 milliards d'euros d'aides et 122,6 milliards de prêts à taux bonifiés) dont le pays bénéficie dans le cadre du plan de relance européen.

On peut, sans exagération, affirmer que de fortes tensions pourraient apparaître prochainement entre l'U.E. et l'Italie . Elles viendront s'ajouter à celles que l'institution affronte actuellement avec une Hongrie dont le premier ministre Viktor Orban affiche son amitié avec Vladimir Poutine et dont un autre membre, la Pologne, n'a que faire du respect des règles relatives à l'état de Droit, des normes que le pays s'est pourtant engagé à respecter lors de son adhésion à l'U.E.

Alors qu'une réflexion est actuellement engagée au niveau européen pour tenter de revenir sur certaines règles parmi lesquelles, le vote à l'unanimité dans certains domaines comme la politique étrangère, on peut penser que la prochaine Présidente du Conseil italien s'opposera à toute tentative de construire une politique commune au niveau supranational.

L'Union Européenne menacée de blocage, elle l'était hier, elle le sera bien davantage demain.

 

« Aujourd'hui l'Italie, demain la France ». Et si le fantasme caressé par l'extrême droite française devenait réalité ? Ce n'est pas agiter un épouvantail en vue de diffuser la peur au sein de la population que de poser la question.

Tant en Suède qu'en Italie, l'extrême droite a remporté la victoire sur deux thèmes : l'insécurité et l'immigration. C'est sur ces sujets que les britanniques ont majoritairement voté en faveur du Brexit. Ces thèmes font également partie des préoccupations premières des français.

Concernant le proche avenir, chez nous la Nupes a fait illusion le temps de l'élection législative. Le temps pour les écologistes et le Parti socialiste, de sauver ce qui pouvait l'être après le naufrage de leurs candidats aux présidentielles. Le temps pour monsieur Mélenchon de tenter, en vain, une troisième fois sa chance, cette fois-ci en s'auto-proclamant futur premier ministre du président nouvellement réélu. Quatre mois après, les fissures, que dis-je, les lézardes apparaissent déjà au sein de la Nupes.

Lorsqu'on analyse les résultats des dernières législatives, on fait le constat que la gauche n'a pas progressé cinq ans après les précédentes mais, plus simplement, que le mariage de la carpe et du lapin réussi par Jean-Luc Mélenchon, maître prestidigitateur, lui a permis d'envoyer soixante et quinze députés estampillés « La France Insoumise » à l'Assemblée Nationale. Et à ses alliés (socialistes, écolos et communistes) de sauver la face. On peut, dès maintenant, prendre le pari que dans cinq ans, ce ne sera pas de ce côté que pointera le changement.

Je prends également le pari que le macronisme prendra fin avec le retrait de son fondateur qui, en tout état de cause, devra quitter le palais de l'Elysée en 2027. Avec le retour du clivage droite-gauche qui a caractérisé le paysage politique français. Dès lors, qui pour incarner le changement ?

La « droite de gouvernement »  (Les Républicains) est, après une présidentielle catastrophique et alors qu'elle est toujours à la recherche d'un leader, en bien mauvaise position pour revenir au premier plan de la vie politique d'ici cinq ans.

Et puis, comme disait le patriarche, les français préfèrent l'original à la copie. Or, à l'extrême droite, Marine Le Pen a réussi la dédiabolisation de sa formation relookée en Rassemblement National lequel, dans les prochains mois, aura à sa tête un jeune talentueux et plein d'ambition.

Dès lors, à défaut pour nos dirigeants d'apporter très rapidement des réponses fortes aux deux thèmes qui, n'en doutons pas, seront à nouveau présents en 2027, les conditions seront alors réunies pour voir notre pays présidé à son tour par l'extrême droite.

Le temps presse. Tant pour ce qui concerne les sujets touchant à l'insécurité qu'aux possibilités de contenir l'immigration, les solutions à effet immédiat ne sont pas évidentes et les résultats sont loin d'être garantis.

Encore faudrait-il en avoir la volonté, les faire adopter, ce qui est loin d'être évident lorsqu'on est privé de majorité absolue et lorsque celle dont on dispose est... très relative.

 

 

 

 

 

 

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N
Comme le montre cette analyse tout se joue en Suède, en Italie , en France , en Hongrie et ailleurs sur deux thèmes qui ne sont pas traités avec efficacité en raison du fait qu’on est prisonnier de principes que l’on s’est donnés à une époque où certaines réalités n’existaient pas . Le non traitement de la question des mineurs clandestins isolés en est l’exemple type . On préfère les voir dormir dans la rue, commettre des délits, se faire exploiter plutôt que de les renvoyer dans leur pays qui est responsable de leur misère et où ils doivent pour leur intérêt bien compris retrouver une famille.<br /> Si je ne suis pas satisfait de la victoire de Meloni, j’observe qu’elle n’est rendue possible que par l’union des droites comme en Suede . Si cette union des droites avait existé en France et avec Cioti on en prendra le chemin , le résultat aurait été encore plus impressionnant.<br /> Elle ne fait que 25%, en Suede 20%, loin des 43% de Marine Le Pen <br /> Les pleurs de la gauche droitdelhommiste bien-pensante me font sourire quand les mêmes soutenaient les amis des brigades rouges réfugiés en France et qui ne sont guère meilleurs que les fascistes ou post-fascistes.<br /> Mais chacun a ses bons assassins!!!!<br /> Enfin j’invite les démocrates au silence assourdissant des Pyrénées Orientales à s’indigner de l’hommage à Pierre Sergent , ancien chef d’un mouvement terroriste responsable de 2500 morts <br /> Que font les Grau , Alduy et autres ? Ils se taisent et le falot Pujol approuve le scandale
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J
Après Macron le déluge ! Sandrine Rousseau vs Marine Lepen !
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