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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

Quelques sujets de réflexions.

 

Alors qu'en France nous allons aborder un week-end à hauts risques, un regard dans le rétroviseur pourrait être utile pour apprécier les enjeux du prochain scrutin.

 

A l'appel des autorités maliennes, la France est intervenue depuis le 11 janvier 2013 en Afrique pour mettre un terme à l'avancée vers la capitale Bamako des djihadistes de l'Etat Islamique et d'autres groupes terroristes. Quelques années plus tard et alors que plus de cinquante de nos soldats y ont perdu la vie, le président de la République a annoncé voici plusieurs semaines le retrait du pays des soldats français composant la force Barkhane. Cette décision est motivée par les fortes tensions entre les deux pays résultant de la prise de pouvoir au Mali consécutive à deux coups d'Etat militaires, de généraux ayant fait le choix du dialogue avec les groupes terroristes.

Quelques semaines après cette annonce, les troupes maliennes et les mercenaires du groupe russe Wagner présents aux côtés des militaires locaux, sont mis en cause dans des massacres intervenus le 27 mars dernier dans le village de Moura (Mali) dont deux à trois cents civils auraient été les victimes.

Les mêmes qui demandaient le départ des forces françaises présentes sur le territoire malien, pourront méditer sur les conséquences de la situation ainsi créée et les perspectives qui désormais s'offrent aux populations de ce pays confronté aux exactions et violences des groupes djihadistes d'un côté, aux barbares russes du groupe Wagner de l'autre.

 

L'un des membres de l'Union Européenne, la Hongrie, organisait le dimanche 3 avril des législatives qui, espérait-on, priveraient le nationaliste Orban d'accomplir un quatrième mandat. Pour ce faire, l'opposition était parvenue pour la première fois à s'unir. L'ami de Poutine les a remportées avec plus de 53 % des suffrages.

Monsieur Orban qui, au sein de l'Union Européenne, veille scrupuleusement aux intérêts de son ami russe, a aussitôt tiré la leçon de ce résultat : « C'est notre message à l'Europe : nous ne sommes pas le passé, nous sommes l'avenir ». L'actuel premier ministre hongrois en a profité pour citer ses adversaires parmi lesquels : « la gauche internationale, les bureaucrates de Bruxelles, les médias internationaux et … le président ukrainien ».

Pas étonnant si dans la discussion au sein de la Commission Européenne d'un cinquième train de sanctions contre la Russie, l'on soit tombés d'accord sur des mesures à minima portant sur des interdictions à l'encontre de nouvelles banques russes et les importations de charbon sans toucher à ce qui ferait mal à Poutine à savoir, priver son pays des ressources provenant des exportations de pétrole et de gaz, toutes choses qui lui permettent de financer les massacres de Marioupol, de Boutcha ainsi que le dernier commis en gare de Kramatorsk..

Ce succès aux législatives du 3 avril aura très certainement resserré les liens d'amitié et de solidarité qui lient les deux leaders autocrates Orban et Poutine et n'aura certainement pas contrarié l'une des candidates à l'élection française qui a trouvé auprès de l'un et de l'autre, appui politique et soutien pour le financement de ses campagnes. Ne dit-on pas que « l'argent n'a pas d'odeur », même pas celui du sang !

 

Alors que son pays la Serbie est l'un de ceux qui frappent à la porte de l'Union européenne, le président Aleksandar Vucic, a largement assuré ce dimanche 3 avril sa réélection à la tête du pays. Il l'a emporté, dès le premier tour, avec 59 % des voix. C'est ce même Vucic qui s'est refusé à condamner l'agression russe en Ukraine et a refusé d'appliquer les sanctions économiques à l'encontre de Moscou. Il est vrai que son pays dépend à plus de 90 % de la Russie pour son approvisionnement en gaz, que la Serbie achète dans des conditions particulièrement avantageuses...

Il reste à souhaiter que les dirigeants européens aient bien en tête l'attitude de Belgrade lorsqu'ils auront à se prononcer sur l'adhésion de ce pays à l'Union. L'ombre de Slobodan Milosevic continue de planer sur la Serbie qui, à l'occasion de cette agression, pourrait s'être un peu plus éloignée de l'Europe.

 

Un mot de la situation politique en France pour rappeler que tous les sondages donnent l'abstention, grand vainqueur de ce premier tour de l'élection présidentielle. Elle devrait se situer aux alentours de 30 % !

Il est vrai que nous avons quelques raisons d'être un peu désabusés à l'issue de cette campagne : alors que les promesses les plus généreuses n'ont pas manqué d'être égrenées par la plupart des candidats, allant du doublement du salaire des enseignants à l'abaissement de l'âge de la retraite à soixante ans, on a pu déceler de manière récurrente, un certain nombre de blancs dans les différents programmes.

Avez-vous lu des propositions concernant le remboursement d'une dette devenue colossale à la suite de l'apparition du covid et des mesures d'accompagnant de l'économie qui ont dû être prises ? Avez-vous compris comment les candidats qui promettent une forte hausse du pouvoir d'achat des français ont prévu de financer les mesures préconisées ? Avez-vous lu les propositions de nos candidats pour résoudre l'impossible équation afin de concilier la dernière mise en garde du GIEC concernant l'état de la planète avec la nécessité de devenir autonomes dans la production de l'énergie nécessaire au pays ?

Je pourrai ainsi multiplier les interrogations concernant ce que personne n'a voulu nommer à savoir les douloureuses mesures qu'il conviendra, quelque soit l'élu, de mettre en œuvre dès la rentrée prochaine. La solution que l'un des candidats à l'élection avait avancée pendant la crise, à savoir ne pas rembourser la dette du pays, était tellement énorme, que le même n'a pas osé la reprendre dans ses propositions !

Mais arrêtons-nous là, car nous aborderions le terrain strictement politique qu'à la veille de cette élection, il serait mal séant d'emprunter.

 

 

 

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