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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

Bernard, Eric, Dominique et les autres...

 

 

J'ai beaucoup de mal à me résoudre à une évidence : notre quotidien est désormais rythmé par les outrances, l'intolérance et bien souvent, le règne de l'immoralité.

Cette semaine a été riche en événements de nature à nourrir notre réflexion sur le délitement de la société et le « grand remplacement » qui s'opère au niveau des valeurs qui déterminent notoriété et réussite.

Le journal Le Monde a eu une belle formule pour résumer l'existence de celui qui fut tout à la fois entrepreneur, dirigeant sportif, homme politique et acteur : « La vie à l'excès ».

Bien sûr, c'est de lui qu'il s'agit. Bernard Tapie s'est éteint à l'âge de 78 ans en fin de semaine dernière et dès le dimanche 3 octobre, les marseillais lui rendaient un hommage qui débuta au stade Vélodrome pour prendre fin lors de son inhumation dans un cimetière de Marseille, la ville dont il fut, huit ans durant, le héros.

Il faut dire que ce parisien de naissance avait, pour les amateurs de foot, porté la ville de Marseille au sommet de l'Europe lorsque l'OM remporta la coupe en 1993 contre le Milan AC en finale de la Ligue des champions. Sur le Vieux Port, on voulut vite, trop vite (?) oublier que six jours avant, le 20 mai 1993, le futur champion avait affronté dans le cadre du championnat de France, le club de Valenciennes, un match que l'OM ne devait surtout pas perdre. On y mit le prix puisque comme le révéla un joueur de Valenciennes, de fortes sommes (78 000 €) furent proposées à plusieurs joueurs valenciennois pour qu'ils facilitent la victoire des marseillais.

Résultat, l'OM fut déchu de son titre de champion de France 1993, quant à Bernard Tapie, il effectua un passage par la case prison (il passera 165 jours en détention). Dans un autre dossier concernant les comptes de l'OM , il fut condamné en appel à trois ans de prison avec sursis et cinq ans de privation des droits civils, civiques et familiaux.

Faut croire qu'il aura régalé les marseillais qui, lors de ses obsèques, lui ont offert une véritable ovation de la cathédrale La Major où a eu lieu la cérémonie religieuse au cimetière de Mazargues où il repose désormais.

 

En France, si l'extrême-droite est en panne d'idées, on ne peut pas dire qu'elle le soit concernant le nombre de ses prétendants à participer à la prochaine présidentielle. On connaissait les Philippot, Dupont-Aignan et bien sûr notre Marine (rassemblement) national (e), voici que pourrait bien venir s'agréger à ce trio, le polémiste et candidat putatif Eric Zemmour. Celui qui a été condamné en 2011 pour discrimination à la haine raciale et en 2018 pour discrimination envers les musulmans, est apparu au cours de la semaine, pour la première fois dans un sondage, comme susceptible de figurer parmi les deux candidats qui concourront au second tour pour accéder à la présidence de la République.

Cette même semaine, au Palais des congrès à Paris, Zemmour les bras levés, a été accueilli par plus de 3000 spectateurs aux cris de « Zemmour Président ». Celui qui mêle xénophobie, sexisme et homophobie, l'ultra-conservateur Zemmour, venait débattre avec l'écrivain Michel Onfray.

Qu'en sera-t-il dans six mois ? Feu de paille ou ancrage politique faisant de celui qui s'affiche anti-système alors qu'il en est un « pur » produit, un redoutable danger pour nos institutions, nos valeurs, en fait, l'histoire sur laquelle s'est construite notre « France » celle que chantait et glorifiait Jean Ferrat ?

 

Si vous avez aimé les « Panama Papers », vous allez adorer les « Pandora Papers ». De quoi s'agit-il ? D'une nouvelle enquête du Consortium international des journalistes d'investigation qui a permis de consulter 12 millions de documents provenant de centres offshore, documents transmis par une source anonyme.

De quoi faire sauter plus d'un régime ! Parmi les personnes concernées, 35 chefs d'Etat actuels ou anciens, 130 milliardaires. Que l'on retrouve le président kényan, le premier ministre libanais, le roi de Jordanie, pourrait ne pas surprendre outre mesure et susciter de notre part mépris et condescendance. Le problème, c'est que parmi ce beau monde, on relève également le nom du Premier ministre d'un pays membre de l'Union Européenne, le tchèque Andrej Babis, le nom de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair et puis... le nom de l'ancien directeur général du Fonds Monétaire International (FMI) Dominique Strauss-Kahn, plusieurs fois ministre dans les gouvernements socialistes.

Le nom de DSK aux côtés de celui du président congolais Denis Sassou Nguesso ça fait tout de même désordre.

Celui qui a opté pour la vie dans un riad marocain après des tribulations peu glorieuses dans un Sofitel new-yorkais et qui a failli être notre président de la République ! On croit rêver.

C'est le même Dominique Strauss-Kahn qui, interrogé en avril 2018 dans le cadre du dossier LSK, une information ouverte par le Parquet de Paris pour des faits « d'escroquerie en bande organisée » à la suite de la faillite du groupe financier, avait répondu aux enquêteurs : « cela n'aurait pas été cohérent avec mon parcours professionnel ». Dommage que l'ancien président du FMI n'ait pas voulu répondre aux journalistes de l'émission Cash Investigation. Peut-être aurait-il pu s'expliquer sur la cohérence pouvant exister entre sa présence dans l'enquête des « Pandora Papers » et son parcours antérieur tant comme ancien ministre de Finances de la France, qu'en sa qualité d'ancien président du FMI.

 

Pour compléter le tableau, la polémique de cette fin de semaine porte sur les propos tenus par Eric de Moulins-Beaufort président de la Conférence des évêques de France qui a considéré que le secret de la confession devait prévaloir sur les lois de la République.

S'il n'y avait derrière ce séisme que constitue la révélation des dizaines sinon des centaines de milliers de victimes au sein de l'église de France comme l'a révélé le rapport Sauvé sur la pédo-criminalité, de telles déclarations pourraient nous inciter à pouffer de rire. Malheureusement, en l'espèce, la réalité a dépassé l'imaginable.

A quand l'éclaircie qui nous restituera un peu d'optimisme et un coin de ciel bleu ?

 

 

 

 

 

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