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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

America care ou America money money ?

     Planisphère de Waldseemüller 1507

En ce 3 novembre 2020, jour d'élection présidentielle aux Etats-Unis d'Amérique et alors que du coup, chacun de nous se sent un peu américain, je me suis replongé dans le livre écrit par Yuval Noah Harari, « Sapiens Une brève histoire de l'humanité »

Pour m'aider à vaincre l'anxiété dans l'attente d'un résultat que nous connaîtrons (peut-être) demain, je vous propose de parcourir avec moi l'extrait dans lequel l'auteur du livre, nous dévoile l'origine de la dénomination donnée à cet immense continent qui retient notre attention :

 

« Aux XV° et XVI° siècles, les Européens se mirent à dessiner des cartes du monde avec quantité d'espaces vides : signe de l'essor de l'esprit scientifique mais aussi de la dynamique impériale européenne. Les cartes vides étaient une percée psychologique et idéologique : l'aveu sans détour que les Européens ignoraient une bonne partie du monde.

Le tournant décisif survint en 1492, quand Christophe Colomb quitta l'Espagne, faisant voile vers l'ouest, à la recherche d'une nouvelle route vers l'Est asiatique. Colomb croyait encore aux vieilles cartes « complètes » du monde : sur cette base il calcula que le Japon devait se situer à 7000 kilomètres à l'ouest de l'Espagne. Plus de 20 000 kilomètres et tout un continent inconnu séparent en réalité l'Asie de l'Est, de l'Espagne. Le 12 octobre 1492, vers deux heures du matin, l'expédition de Colomb se heurta à un continent inconnu. Depuis le poste de vigie de son navire, la Pinta, Juan Rodriguez Bermejo, repéra une île de ce que nous appelons de nos jours les Bahamas et s'écria « Terre ! Terre ! »

Colomb crut avoir atteint un îlot au large des côtes est-asiatiques. Aux habitants des lieux, il donna le nom « d'Indiens » parce qu'il imaginait avoir débarqué aux Indes : ce que nous appelons aujourd'hui les Indes orientales ou l'archipel indonésien.

Colomb s'accrocha à son erreur jusqu'à la fin de sa vie. Pour lui comme pour beaucoup d'hommes de sa génération, l'idée qu'il eût découvert un continent totalement inconnu était inimaginable. Des millénaires durant, les penseurs et savants les plus grands, mais aussi les Écritures infaillibles n'avaient connu que l'Europe, l'Afrique et l'Asie. Tous auraient-ils pu se tromper ? La Bible aurait-elle pu oublier la moitié du monde ?... Dans son refus d'admettre son ignorance, Christophe Colomb était encore un homme du Moyen-Âge. Il était convaincu de connaître le monde entier et même cette découverte capitale ne parvint à le persuader du contraire.

Le premier homme moderne fut Amerigo Vespucci, un marin italien qui prit part à plusieurs expéditions vers l'Amérique dans les années 1499-1504. Entre 1502 et 1504 furent publiés en Europe deux textes relatant ces expéditions. Attribués à Vespucci, ils expliquaient que les terres nouvelles découvertes par Colomb n'étaient pas des îles au large des côtes est-asiatiques, mais tout un continent inconnu des Écritures, des géographes antiques et des Européens contemporains.

En 1507, convaincu par ces arguments, un cartographe respecté du nom de Martin Waldseemüller publia une carte du monde mise à jour, la première qui indiquât sous la forme d'un continent séparé la terre où avaient accosté les flottes européennes faisant voile vers l'Ouest. L'ayant dessinée, Waldseemüller devait lui donner un nom. Croyant à tort que c'était Amerigo qui l'avait découvert, Waldseemüller baptisa le continent en son honneur : America. La carte de Waldseemüller devint très populaire. Maints autres cartographes la copièrent, propageant le nom qu'il avait donné à la terre nouvelle ». 

Certainement, au cours de notre scolarité, avions-nous croisé la route d'Amerigo Vespucci. Ma mémoire n'avait pas conservé ce nom que j'ai redécouvert alors qu'aux Etats-Unis les files d'attente s'allongent pour un vote aux enjeux planétaires.

Ni la lecture du texte, ni sa reproduction, ni les très beaux négro spirituals diffusés par Denisa Kerschova dans son émission sur France Musique, n'ont eu raison de mes angoisses.

Il ne me reste donc plus qu'à patienter jusqu'à la publication du résultat et à espérer...

 

 

 

 

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J
Heureusement que l'amerique n'a pas été découverte par un basque : elle aurait un nom imprononçable....
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