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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

Coup de tramontane sur les bords de la Têt.

 

Le département des Pyrénées orientales, terre bénie des dieux, est irrigué par trois fleuves, le plus au nord l'Agly, le plus au sud le Tech. Entre les deux, la Têt qui traverse notamment deux communes qui ont ces jours-ci occupé l'actualité, je veux parler de Perpignan et de Prades.

Dimanche dernier, tous les regards étaient dirigés vers notre capitale départementale. Comme beaucoup le craignaient, comme d'autres l'espéraient, la ville est tombée dans l'escarcelle du Front pardon, du Rassemblement (c'est plus cosmétique) National.

Louis Aliot qui a été investi dès ce vendredi 3 juillet dans la fonction de maire, déclare dans le quotidien l'Indépendant, que « le chantier est colossal » et rappelle qu'il assurera « en direct » la délégation de la Sécurité.

Si le besoin de sécurité est effectivement très fort, malgré la « première police municipale de France » comme s'est plu à le souligner tout au long de la campagne l'ancien maire Jean-Marc Pujol, la racine du mal est me semble-t-il ailleurs. Depuis plusieurs dizaines d'années la population de Perpignan s'est paupérisée. Dès lors, les maux maintes fois décrits et notamment l'insécurité, sont le résultat de cette paupérisation.

La population maghrébine, la forte communauté gitane qui occupe en plein centre ville le quartier Saint-Jacques, alimentent les contingents de cette lèpre de la pauvreté qui a peu à peu gagné la ville.

On aurait pu penser que située à la croisée des axes de communication reliant au sud Girona et Barcelona, à l'ouest Toulouse, à l'est Montpellier, Perpignan et ses alentours étaient idéalement placés pour bénéficier du développement des relations entre ces métropoles.

Il n'en fut rien. Bien au contraire, malgré les efforts des uns et des autres, la ville n'a cessé de décliner et les problèmes sociaux, à l'inverse, de prospérer.

S'il était permis de donner un conseil à celui qui est désormais le Premier Magistrat de la ville, ce serait de ne pas confondre le mal et ses conséquences...

N'en doutons pas, dans six ans, notre capitale départementale fera le bilan de la gestion par l'extrême droite, de la seule ville de plus de 120 000 habitants dont elle assure désormais la gouvernance.

Dans l'entretien qu'il accorde à l'Indépendant, Louis Aliot qui paraît doté d'un solide appétit, fait déjà allusion aux « départementales » de 2021. Je l'écrivais il y a une semaine, le nouveau maire fera bon usage de son élection...

A ses opposants, à en tirer dès maintenant, eux aussi les conséquences et à faire d'une catastrophe un tremplin pour l'avenir.

 

Plus consensuelle a été la réaction de la population pradéenne à la désignation de son maire Jean Castex pour occuper le poste de Premier Ministre.

N'appartenant pas à sa sensibilité politique, il m'est d'autant plus facile de livrer ma pensée sur celui qui lors du premier tour des municipales 2020, a été réélu pour la troisième fois à la tête de la capitale du Conflent avec plus de 75 % des voix.

Lourde responsabilité que celle de conduire les affaires du pays durant les deux années qui vont précéder la présidentielle de 2022 !

Les trois premières années du quinquennat ont été émaillées des crises que l'on sait, dont la dernière qui touche l'ensemble de la planète a fait à ce jour plus d'un million de morts dont presque 30 000 en France.

La responsabilité du « déconfinement » avait été confiée à Jean Castex par le Premier Ministre auquel il succède. De l'avis unanime, monsieur Castex s'est acquitté de cette tâche périlleuse avec discrétion, sérieux et compétence, qualités que les pradéens et bien au-delà, lui reconnaissent.

Ces éléments ont très certainement été pris en considération par le Président de la République dans le choix qui a été le sien.

Nul doute que le grand serviteur de l'Etat qu'est Jean Castex possède l'expérience, les qualités intellectuelles et humaines nécessaires pour assumer une telle responsabilité.

Qu'il me soit permis de dire un mot sur l'homme avec qui, à l'occasion, il m'est arrivé d'échanger.

Ce qui m'a tout d'abord frappé, c'est l'ouverture d'esprit. Voilà un gersois qui, ayant des racines catalanes, maîtrise parfaitement la langue d'un pays.... qui est devenu le sien. Combien j'aimerais que beaucoup de nos compatriotes qui se revendiquent de la catalanité, puissent s'inspirer de cet exemple !

Sa capacité d'écoute et son sens du dialogue, j'ai pu les vérifier dans ses relations avec la population de Prades.

Enfin, l'homme dégage une certaine bonhomie qui témoigne d'une grande humilité que l'on devine derrière la fonction.

Si l'on rajoute une forte détermination, on comprend peut-être un peu mieux pourquoi au moment où Jupiter a insisté sur l'impérieuse nécessité de se « réinventer », il a cherché du coté de Prades la pépite dont il avait un urgent besoin.

Bonne Tramontane à Jean Castex, avec tous mes vœux de réussite.

 

 

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