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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

Les grenouilles qui demandent un roi.

Le confinement a au moins un avantage, il permet de reprendre des textes enfouis dans le tréfonds de nos mémoires.

Au moment où les Etats-Unis abandonnent leur rôle de première puissance mondiale et tournent le dos à toutes formes de multilatéralisme ; où l'Europe (ou plutôt  ce qu'il en reste) fait une nouvelle fois preuve de son absence totale de solidarité ; où la Chine se penche au chevet de nos amis italiens et du continent africain ; il m'a paru bon de relire Jean de La Fontaine.

Un de mes amis s'y est essayé avec talent, s'inspirant notamment, contexte sanitaire oblige, des « Animaux malades de la peste ».

Je vous soumets donc un autre poème de notre grand fabuliste qui, lui-même, s'inspira d'Esope, pour nourrir sa plume. Ce dernier écrivit un texte éponyme pour calmer la colère des athéniens lassés de leur tyran.

 J'ai simplement modifié le nom de certains des protagonistes, laissant à votre imagination le soin de basculer sur le texte initial ou d'enrichir la liste des intervenants :

       Les peuples (grenouilles) qui demandent un roi.

Les Peuples (grenouilles), se lassant
De l'état Démocratique,
Par leurs clameurs firent tant
Que Jupiter (
Jupin) les soumit au pouvoir Monarchique.
Il leur tomba du Ciel un Roi tout pacifique :
Ce Roi fit toutefois un tel bruit en tombant
Que la gent marécageuse,
Gent fort sotte et fort peureuse,
S'alla cacher sous les eaux,
Dans les joncs, dans les roseaux,
Dans les trous du marécage,
Sans oser de longtemps regarder au visage
Celui qu'elles croyaient être un géant nouveau ;
Or c'était un Fantoche (
Soliveau),
De qui la gravité fit peur à la première
Qui de le voir s'aventurant
Osa bien quitter sa tanière.
Elle approcha, mais en tremblant.
Une autre la suivit, une autre en fit autant,
Il en vint une fourmilière ;
Et leur troupe à la fin se rendit familière
Jusqu'à sauter sur l'épaule du Roi.
Le bon Sire le souffre, et se tient toujours coi.
Jupiter (
Jupin) en a bientôt la cervelle rompue.
Donnez-nous, dit ce peuple, un Roi qui se remue.
Le Monarque des Dieux leur envoie un Tyran (
Grue),
Qui les croque, qui les tue,
Qui les gobe à son plaisir,
Et les Peuples (
Grenouilles) de se plaindre ;
Et Jupiter (
Jupin) de leur dire : Eh quoi ! votre désir
A ses lois croit-il nous astreindre ?
Vous avez dû premièrement
Garder votre Gouvernement ;
Mais, ne l'ayant pas fait, il vous devait suffire
Que votre premier roi fût débonnaire et doux :
De celui-ci contentez-vous,
De peur d'en rencontrer un pire.

La fable ne dit pas ce qu'il advint de Jupiter....

Je confie la réponse à votre imagination....

 

 

 

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M
Essai...Pourrons-nous le transformer ?

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M
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