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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

Faisons de nos handicaps, des opportunités.

    Un bénévole de la Croix Rouge

L'épidémie qui sévit au niveau de la planète, suscite des solidarités dont on ne peut que se féliciter.

Ainsi, médecins retraités, étudiants en médecine, élèves infirmiers (ières), plus généralement beaucoup d'hospitaliers se mettent bénévolement à la disposition des hôpitaux pour aider à freiner autant que possible, la diffusion du virus.

Ces attitudes pourraient peut-être susciter d'autres réflexions et initiatives.

Ces derniers mois, des intempéries ont frappé nombre de régions dont le sud de la France. Arbres arrachés, canaux obstrués par des coulées de boue, charretières défoncées, routes impraticables. Les dégâts sont importants et nécessiteront du temps avant d'être réparés.

D'un autre coté, l'épidémie qui gagne l'ensemble du territoire, menace en premier lieu les personnes fragiles notamment nos anciens. Sortir pour acheter son alimentation, ses médicaments, présente un risque que nombre d'entre eux hésitent à prendre.

Dans le même temps, nombre de jeunes, de personnes parfaitement valides, sont, souvent à leur corps défendant, désoeuvrés. Certains d'entre eux se livrent même, dans l'illégalité la plus totale, à des activités pouvant leur valoir des ennuis avec la Justice ou pire, mettent gravement en danger leur santé, parfois leur vie.

N'enseignait-on pas, lorsque l'instruction civique s'apprenait sur les bancs de l'école, que l'oisiveté est mère de tous les vices ?

A l'heure actuelle, plus de 2 millions de personnes perçoivent en France la RSA. Cette prestation sociale est destinée à garantir à ses bénéficiaires un revenu minimum avec en contre-partie, l'obligation de chercher un emploi ou de suivre un projet professionnel.

La finalité de cette prestation ne peut être que limitée dans le temps puisqu'il s'agit d'une aide ayant pour but de permettre à celui qui en bénéficie de trouver un emploi durable.

Toutefois, dans l'esprit de solidarité qui se manifeste chez nombre de retraités et d'étudiants dans la lutte contre le coronavirus, ne pourrait-on pas instaurer comme contre-partie à la perception de la prestation, l'obligation d'accomplir chaque mois, un quota d'heures au service de la collectivité ? Ce quota serait fixé de manière à être compatible avec la recherche d'un emploi ou la mise en place d'un projet professionnel.

Dans le cadre de la campagne en vue des prochaines élections municipales, le terme d'une nécessaire « végétalisation » de l'espace public revient régulièrement. De même, la propreté de nos cités est une revendication très répandue chez les électeurs. Tout cela a un coût que bien souvent, les communes ont des difficultés à assumer.

Nombre d'activités liées aux contraintes climatiques que nous connaissons ou, plus généralement au mode de vie actuel, nécessitent une main d'oeuvre qui, encadrée au niveau communal, départemental ou régional, pourrait constituer un complément non négligeable au service de la collectivité.

Les budgets, à quelque échelon qu'on les situe, sont souvent contraints et peu extensibles. L'indemnité versée aux bénéficiaires de la prestation pourrait être revue à la hausse ce qui constituerait un gain appréciable pour ceux qui perçoivent le RSA. Rappelons qu'il s'élève à l'heure actuelle à 560 € pour une personne seule, 840 € pour 2 personnes, 1 175 € pour un couple avec 2 enfants.

Enfin, à travers ce « service civil » rendu au pays, nombre de bénéficiaires des prestations du RSA auraient l'opportunité, renouant avec une activité, de trouver un débouché professionnel et donc de sortir du statut « d'assisté » souvent très lourd à porter.

Si les programmes de nos futurs élus regorgent de projets qui auront une incidence financière forte sur les budgets communaux (réalisation d'une halle des sports, aménagement de parkings facilitant stationnement et circulation automobile, création d'espaces verts au cœur de nos cités etc... ) peu de réflexions, me semble-t-il, ont été menées sur la façon pour une commune, d'aider les personnes bénéficiant du RSA, à mieux s'intégrer, par une activité, dans la vie de la cité.

Bien sûr, une telle proposition ne présente pas l'attrait d'un projet comme celui, un temps évoqué, visant dans la capitale, à transformer une gare en Central Park !

Il n'empêche, alors que les uns prônent la mise en place d'une démocratie participative, que pour les autres, il convient de « remettre l'humain au centre », se pencher sur l'utilité que chacun d'entre nous peut avoir au service de la collectivité, constituerait un objectif certes, moins ambitieux mais, n'en doutons pas, utile aux plus démunis... et à nos finances.

 

 

 

 

 

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