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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

Bas les Masques !

En cette période d'épidémie et de confinement, nos habitudes changent, nos comportements et notre perception des événements aussi. Nombre de situations qui, dans d 'autres circonstances n'auraient pas attiré l'attention, nous paraissent décalées avec les enjeux liés à « la guerre » qui est engagée contre le virus. La leçon tirée de cet événement planétaire influera-t-elle sur notre perception des choses, nos priorités, notre sens de la solidarité, notre esprit de responsabilité ?

Les exemples relevés dans ce Billet permettent d'en douter. En tous cas, les comportements décrits détonnent quelque peu avec les enjeux de toutes sortes que nous vivons... et subissons.

En tout premier lieu, les déclarations relatives au premier tour des élections municipales de l'ancienne ministre de la Santé et candidate à la mairie de Paris Agnès Buzyn, publiées dans le journal Le Monde du 18 mars.

Elle y affirme : « On aurait dû tout arrêter, c'était une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar, j'avais peur à chaque meeting ». Et elle précise : « le 30 janvier j'ai averti Edouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir, je rongeais mon frein ».

Et pourtant, le 24 janvier, la même ministre de la Santé Agnès Buzyn déclarait : « Le risque d'importation depuis Wuhan... est maintenant pratiquement nul parce que la ville est isolée... les risques de propagation du coronavirus sont très faibles ».

Une telle volte face en l'espace de quelques jours, ne manque pas de surprendre. Certains ne se privent pas de rappeler qu'à la veille d'annoncer sa candidature et de se lancer dans la campagne des municipales à Paris, la ministre de la Santé avait considéré qu'elle « ne pourrait pas être candidate » sur les listes alors menées par Benjamin Griveaux : «  J'avais un agenda très chargé, j'ai beaucoup de réformes dans le ministère et s'est rajouté un surcroît de travail inattendu malheureusement, qui est cette crise du coronavirus ». Souvent femme varie...

La troisième place d'Agnès Buzyn derrière Anne Hidalgo et Rachida Dati avec 17,26 % des voix, n'est peut-être pas étrangère au « blues » qui s'est emparé de l'ancienne ministre?

 

Au soir du dimanche 15 mars, les intervenants de gauche comme de droite sur les plateaux télé, considéraient avec une rare unanimité que le Président et le Gouvernement auraient dû, devant la situation sanitaire du pays, supprimer ce premier tour. Or, les mêmes forces politiques s'étaient fermement opposées à tout report du premier tour des municipales comme l'envisageait le Président de la République.

Concernant les intervenants de droite et plus précisément les membres du parti Les Républicains (LR), ils avaient oublié que les jours précédents, leurs principaux dirigeants (notamment le Président du Sénat Gérard Larcher et le Président de l'Association des Maires de France François Baroin)) avaient fait savoir que si le scrutin était reporté, il dénonceraient ce qu'ils considéraient constituer une atteinte à la démocratie. Le Président du parti LR, Christian Jacob, était allé plus loin et avait déclaré que le report de ce premier tour, serait considéré comme un « coup d'Etat » !

Rien de moins... Comme on le voit, au cours de la dernière période on n'a pas lésiné avec les superlatifs.

Mais n'est-ce pas Edgar Faure qui, en d'autres temps, soutenait que ce n'est pas la girouette qui tourne mais simplement le vent ?

 

De l'autre coté de l'Atlantique, si l'on en croit un quotidien allemand, Trump aurait tenté de mettre la main sur un laboratoire allemand (Cure Vac) qui serait bien placé dans la course au vaccin contre le coronavirus. Pour le gouvernement allemand, le Président américain aurait tenté d'acheter les équipes de cette entreprise et d'acquérir les éventuels brevets afin que les américains puissent en exclusivité, bénéficier de la fabrication du futur vaccin.

Un membre de la Maison-Blanche interrogé sur le sujet, à considéré que cette affaire avait été « largement exagérée » puisqu'en réalité, les Etats-Unis auraient dans le même temps tenté d'approcher une vingtaine de laboratoires lancés dans la course contre le Covid-19.  En réalité, un démenti qui s 'apparente fort à un aveu !

 

Concernant « les masques », si ce n'est celui qu'il portait lors de sa visite à Wuhan, il y a bien longtemps que Xi Jinping a tombé le sien. La presse chinoise qui n'est pas à un compliment près pour monter au pinacle le guide suprême, écrivait sans ironie : « Sous le commandement personnel du secrétaire général Xi Jinping, la victoire sans précédent contre le Covid-19 avance au son du printemps ». Et le Canard Enchainé de relever : « C'est toujours mieux qu'au son du canon » !

Après être venue au chevet de l'Italie (mon Billet du 14 mars 2020 : Une Europe à refonder), la presse annonce que la Chine offre à la France un million de masques qui nous font cruellement défaut. Un plan Marshall à la mode chinoise à destination des pays de l'Union Européenne ? Derrière ce geste de générosité apparente, certains à tort ou à raison y verront, via les nouvelles « routes de la soie », le moyen d'inonder demain l'Europe des dernières nouveautés portant la marque Huawei ? S'il en était ainsi, avec quelles intentions ?

 

Enfin, concernant l'ancien Roi d'Espagne Juan Carlos âgé de 82 ans, la Tribune de Genève du 4 mars révèle que l'ancien monarque cachait 100 millions d'euros à Genève. Cette fortune secrète aurait été alimentée par des capitaux provenant d'Arabie Saoudite.

Afin de sauver la monarchie en Espagne, son fils l'actuel Roi Felipe VI a décidé de couper les liens avec son père et a déclaré renoncer à l'héritage de ce dernier. Enfin, Juan Carlos se voit privé par son fils des fonds qui lui étaient alloués annuellement et qui s'élèvent à environ 195 000 €.

L'actuel Roi assure qu'il n'y est pour rien et n'était pas informé de cette situation. Il faut toutefois souligner qu' en cas de décès de l'ancien monarque, c'est son fils qui en aurait hérité, un certain Felipe VI....

Etrangement, alors que les indépendantistes catalans et Podemos avaient demandé devant le Parlement espagnol l'ouverture d'une enquête, celle-ci a été rejetée par le bureau du Parlement grâce aux voix mêlées des socialistes (PSOE), de la droite (PP) et de l'extrême droite Vox au nom de l'immunité absolue du roi !

Comprenne qui pourra. Il est grand temps que l'Espagne se débarrasse de la Monarchie et retrouve la République abolie par les phalanges franquistes.

De manière à ce que, lorsque cette pandémie sera vaincue, plus rien ne soit plus jamais comme avant, et c'est peut-être une chance historique pour notre civilisation, il conviendrait que les masques tombent, que tous les masques tombent.

Vaste chantier !

 

 

 

 

 

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J
Je partage l'essentiel de l'analyse. Toutefois, si un rapport de force issu de luttes, ne voit pas le jour, les changements de mon point de vue, resteront lettre morte. Nous ne pouvons pas compter sur une épidémie, pour changer les choses. S'il en était ainsi, la "Grippe espagnole" en 1918 et qui a fait 100 millions de morts de par le monde il me semble, aurait été le prélude à un changement notoire. A ma connaissance, il n'en a rien été. Tout comme la peste au moyen âge où des populations entières ont été anéanties.
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J
Merci Joseph pour ta contribution. Concernant la grippe espagnole, elle a touché notre pays d'avril 1918 à mai 1919. Le bilan mondial a été de 28 millions de morts réévalué ensuite à 50 millions. En France, on compte 240 000 victimes de cette grippe. Voir le livre de Freddy Vinet "La grande grippe 1918".