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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

Dura lex, sed lex  !

                    Ulpien, juriste et homme politique romain du IIIième siècle

Après une semaine de débats à l'Assemblée Nationale qui examine le projet de réforme des retraites, le bilan est maigre.

Le gouvernement souhaite que le vote intervienne avant le premier tour des municipales. La France Insoumise a très clairement admis qu'elle allait s'opposer au texte en érigeant « l'obstruction » en mode de fonctionnement de la représentation nationale.

Comment en un laps de temps aussi bref, examiner 41 000 amendements et quelques 155 000 sous-amendements déposés, pour l'essentiel, par LFI et les communistes !

Qu'on y ajoute les rappels au règlement, les suspensions de séance, toutes choses parfaitement légales, on a calculé qu'il faudrait 20 ans de débats nuits et jours pour venir à bout du texte.

Le député La République en Marche Florian Bachelier a même calculé le coût d'une journée d'obstruction parlementaire pour les finances publiques soit 1500 000 €. Ce qui a fait réagir le député communiste Pierre Dharréville qui a déclaré : « la démocratie ça prend du temps ».

Mais parle-t-on de démocratie lorsque le débat porte sur l'endroit où il convient de placer la virgule ?

Parle-t-on de démocratie lorsque l'on veut remplacer « parfois » par « quelques fois » ?

L'évaluation du député Bachelier est certainement « à la louche » et inexacte car exagérée. Il n'empêche, ces comportements ont un coût, …. financé par les contribuables !

La démonstration chorégraphique d'une députée de LFI devant l'Assemblée Nationale dans une danse où le manque de tenue le disputait à la médiocrité, ne méritait certainement pas le qualificatif de « petite conne » utilisé par un député UDI. Il n'empêche, n'a-t-on pas piétiné à l'outrance la dignité qui sied à tout élu ?

Tout cela est bien consternant même si rien dans ces comportements n'a franchi la ligne rouge de la légalité.

Ne la franchirait également pas, l'éventuel déclenchement de l'article 49-3 de la Constitution par le Premier Ministre. Cet article a été, à maintes reprises, utilisé au cours de la Cinquième République, tant par des gouvernements de droite que par des gouvernements de gauche.

Monsieur Michel Rocard, Madame Edith Cresson pour la Gauche... Monsieur Raymond Barre, Monsieur Edouard Balladur pour la Droite, y ont notamment recouru.

Si l'homme politique et juriste romain Ulpien (-223 -170) était toujours des nôtres, en cette circonstance, il n'aurait pas manqué de reprendre la formule qui le rendit célèbre : « Dura lex, sed lex »

 

                   Madame Clémentine Autain, députée LFI

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