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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

A problème politique, réponse politique.

Ce 18 octobre, plus de 500 000 personnes manifestaient à Barcelone.

Ce samedi 19 octobre, je serai à 18 heures 30 à Perpignan au pied du Castillet pour manifester mon indignation face au verdict prononcé lundi 14 octobre par la Cour Suprême espagnole à l'encontre des dirigeants et élus indépendantistes catalans.

Non que je sois un partisan de l'indépendance de la Catalogne-Sud, je crois l'avoir déjà écrit et réitéré dans ce Blog. Appartenant à la partie française de la Catalogne, je ne me reconnais nullement le droit d'émettre une opinion concernant les institutions qui doivent régir mes frères du Sud. Il leur appartient, et à eux seuls, de se prononcer sur les relations qu'ils entendent avoir avec le reste de l'Espagne.

Par contre, je persiste à penser que les peuples ont le droit d'exiger de leurs dirigeants le respect d'un principe fondamental : le droit à l'auto-détermination.

Après la seconde guerre mondiale, en 1945, la Charte des Nations-Unies a reconnu le droit pour les peuples à disposer d'eux-mêmes.

En l'espèce, voici deux ans, les catalans ont voulu l'exercer en organisant le referendum du 1er octobre. Aux ordres de Rajoy, la police espagnole a réprimé avec une violence rarement vue dans nos démocraties, la population qui se rendait dans les bureaux de vote. Nous connaissons le résultat des urnes.

La répression qui a suivi la déclaration d'indépendance a envoyé en prison les dirigeants indépendantistes et en a contraint d'autres à l'exil, parmi lesquels, le Président de la Generalitat Carles Puigdemont.

Lundi dernier, la Cour Suprême espagnole pensait-elle mettre un terme à cette crise en prononçant des peines de 9 à 13 ans d'emprisonnement ?

Et là, se trouve la deuxième raison de ma présence ce soir à la manifestation. La répression qui s'abat depuis le prononcé de la sentence contre les manifestants, est indigne d'une démocratie.

Certains s'étonnent que l'actuel Président de la Generalitat, Quim Torra, « participe à l'emballement en encourageant les manifestants à la désobéissance civile ». (Le Monde du 18 octobre).

Il est bien au contraire tout à son honneur, d'avoir rejoint les manifestants pour faire avec eux, un bout de chemin, alors qu'il a clairement dénoncé les actes de « vandalisme » et demandé à ce qu'ils cessent « tout de suite ».

Les seuls responsables de la situation actuelle en Catalogne sont à rechercher du coté de Rajoy et de ceux qui l'ont soutenu dans son incapacité à nouer avant le referendum du 1er octobre 2017 un dialogue permettant de dégager une voie acceptable pour toutes les parties. Il a pensé qu'il réglerait le problème par la répression. Il porte aujourd'hui l'entière responsabilité de la situation.

La Cour Suprême, en réprimant durement ceux qui ont comparu devant elle, s'est inscrite dans le même état d'esprit. Il faut le dire, les longues peines d'emprisonnement prononcées sont iniques.

On attend que sur des questions aussi fondamentales que le droit à l'auto-détermination, le principe de proportionnalité des peines avec la gravité des infractions reprochées, nos démocraties occidentales, pour l'instant bien discrètes, fassent entendre leur voix.

Quim Torra l'actuel Président, Carles Puigdemont et Artur Mas les anciens Présidents, les dirigeants catalans, appellent au dialogue afin de résoudre la crise actuelle par la démocratie et l'autodétermination.

Il appartient au Chef du Gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez d'entendre ces demandes afin que l'Espagne ne renoue pas avec ces vieux fantômes mais avance dans le respect de ses différentes composantes.

A mes yeux, seul un referendum organisé en Catalogne sur l'autodétermination peut apporter l'apaisement souhaité par une majorité.

 

 

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C
"Je ne suis pas (tout à fait ...) d'accord avec ce que vous dites mais je me battrai pour que vous puissiez le dire "...
Je suis catalane, mes racines ancestrales plongent au plus profond de cette terre , mon Pays c'est la FRANCE ,celle du chant des partisans...Alors, à l'aune des séismes géo-politiques que subit notre planète faisant des millions de victimes directes ou indirectes , ma reflexion béotienne et distanciée sur ce mouvement ne m'autorise pas à avoir une opinion tranchée;
Je te lis toujours avec plaisir mon t.c.f....et comme l'écrit Betty: "je te like" !
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J
Aux mêmes maux les mêmes remèdes : Réponse identique à celle adressée à mon ami Gilles Bérard. Amitiés.
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N
J'approuve totalement le commentaire de M. Berard .
Beaucoup de catalans estiment que les peines ne sont pas assez lourdes
Ils ne sont pas franquistes pour autant
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G
Problème Politique ou Problème de Non Connaissance de la Constitution Espagnole ou plus simplement Problème de Rebellion.? Quand des responsables politiques ne respectent plus la constitution de leurs pays c'est un acte de rebellion. La rebellion se punit par la loi et quand on veut rester honnête par rapport à ses administrés on accepte la sanction. C'est le minimum pour respecter la fonction qu'on a occupé. Je pense que l'Espagne est un pays démocratique qui a donné beaucoup trop d'autonomie à ses régions. En conséquence elles n'ont aucune raison de réclamer une indépendance qui n'aurait comme effet que d'affaiblir le Royaume ce qui ne peut être acceptable. Et vouloir affaiblir sa Nation c'est bien la Rebellion donc l'Anarchie.
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J
Tu aurais pu conclure ta contribution par un "Viva Franco Arriba Espana" bien entendu, le bras levé. Amitiés.