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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

« Et toujours le même Président »

 

Après trois semaines d'errance dans le Latium, la Toscane et la Campanie, il est toujours agréable de retrouver le plancher des vaches.

L'occasion de faire le point et, en l'occurrence, de constater qu'en France, Emmanuel Macron est toujours en place. Et pourtant, quelques milliers de nos concitoyens, depuis plus de deux mois, n'ont pas ménagé leurs efforts pour qu'il « dégage ». Les mêmes, ont décrété « l'acte XII » de leur mouvement «la marche des gueules cassées » pour rendre hommage à ceux de leurs membres (je n'utilise pas le terme camarades) blessés lors des précédentes manifestations.

Je ne sais si, à un moment, ils ont envisagé d'associer à cet hommage les membres des forces de sécurité blessés, les commerçants qui ont vu leurs magasins saccagés et pillés, les collectivités dont nombre d'infrastructures ont été brisées ou brûlées, la France qui a vu la tombe du soldat inconnu, l'un des symboles forts de notre République, profanée et dégradée.

Si tel a été le cas, ce n'est apparemment pas la solution retenue.

Il est vrai que la modération et le respect de la vérité des faits ne paraissent pas être la première préoccupation des manifestants du Samedi.

Je pensais également que, de l'autre coté de l'atlantique, la dernière création de Donald Trump, je veux parler de l'inconnu Juan Guaidó, élevé au rang de nouvelle star par la volonté de celui qui depuis plus de deux ans préside la plus grande démocratie au monde, était parvenu à déboulonner Nicolas Maduro à la tête du Vénézuela.

Ceux qui lisent régulièrement ce blog, connaissent le peu de sympathie que je nourris pour le président vénézuelien. Son incompétence est parvenue à affamer une part importante de sa population. Des millions de ses concitoyens ont dû s'exiler dans un autre pays pour fuir la misère, alors même que le Vénézuela possède les réserves de pétrole les plus importantes au monde. A cette incompétence, on peut rajouter la corruption qui sévit à grande échelle.

Certains prétendent même que l'idée de mettre la main sur le pétrole ne serait pas totalement absente dans l'empressement qu'a mis Trump à reconnaître le nouveau « président autoproclamé » Juan Guaidó. Ceux qui doutaient que le président des Etats-Unis puisse avoir des idées, devront réviser leur opinion.

Que le clone brésilien de Trump, je veux parler de Bolsonaro, se soit empressé d'emboîter le pas de son maître à penser, rien d'étonnant. On aurait pu penser que le nouveau président brésilien dont le pays vit un véritable drame humain, avait d'autres priorités.... Apparemment il n'en est rien.

Que sept pays de l'Union Européenne se soient crus autorisés à lancer un ultimatum à Maduro dont aucune personne sérieuse ne contestera qu'il a été mal élu pour son deuxième mandat, que ces mêmes pays s'apprêtent à reconnaître un « président autoproclamé », en dehors de tout processus démocratique, me paraît profondément désolant.

Ces sept pays, parmi lesquels la France, par leur alignement sur Trump, me semblent avoir manqué une occasion. Si l'Union Européenne, s'était dotée d'une politique étrangère commune, nos institutions auraient pu lui permettre de mener une médiation.

Celle-ci, à l'exemple du Mexique présidé par Obrador, aurait eu pour but de parvenir à une transition en douceur en évitant que le sang ne soit versé.

Plus de quarante morts en quelques jours, un risque fort d'affrontements entre une partie importante de la population et l'armée, telle aurait été la motivation d'une position européenne fondée sur le non alignement et la recherche du compromis.

Mais si Paris vaut bien une messe, le pétrole du sous-sol vénézuelien vaut bien quelques accommodements avec nos grands principes !

Un peu décontenancé, j'ai retrouvé Michel Delpech pour voir si , lui aussi, avait une vision aussi pessimiste que la mienne du monde qui l'entourait.

Je vous laisse, si vous le souhaitez, redécouvrir ce qu'il en disait dans son « Inventaire 66 ».

 

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