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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

Une sortie de crise ?

Le "Petit père Queuille" (1884-1970)

Lequel d'entre-nous n'a pas suivi depuis maintenant trois semaines, la crise dite des « gilets jaunes » ?

Au lendemain du discours présidentiel, j'observe autour de moi les réactions.

Alors que les annonces faites par le Président ont un coût évalué à 12 milliards environ et s'ajoutent aux 3 milliards de pertes pour l'État liés aux annonces précédentes concernant l'absence d'augmentation des carburants et le gel des augmentations du gaz et de l'électricité, mesures prévues pour le 1er janvier prochain, peu s'interrogent sur le fait de savoir qui paiera l'addition.

Peut-être parce que la réponse est évidente : le contribuable à travers les impôts et taxes, l'assuré (Ndlr : le contribuable) à travers les cotisations.

Les 15 milliards évoqués plus haut ne prennent pas en compte les dégâts matériels qui ont résulté des trois dernières fins de semaine, les pertes subies par les commerçants, sans parler de l'impact sur l'économie de ce qui s'est d'ores et déjà produit et qui est évalué à 0,1 point de croissance en moins.

Pour nombre de « gilets jaunes », il s'agit là de « miettes » qui n'auront aucune incidence sur la poursuite du mouvement. Ceux qui vont devoir passer à la caisse apprécieront.

Pour la quasi-totalité des leaders de l'opposition, ces mesures sont insuffisantes. Effectivement, elles ne vont pas régler d'un coup de baguette, ce qu'ont été leurs carences pendant les quarante dernières années.

Quant à ceux qui, voici dix-huit mois, préconisaient la sortie de l'Euro et en réalité, la sortie de l'Union Européenne, leurs solutions nous auraient tellement affaibli que la seule perspective qui, au bout de cinq ans aurait été la nôtre, eut été le modèle vénézuélien...

Enfin, ceux qui à l'image du roitelet du Puy en Velay (ville dont la Préfecture a été incendiée !) soutenaient le candidat Fillon et ses 500 000 suppressions de fonctionnaires, un peu de pudeur ne serait pas de trop.

Pour autant, peut-on dire que les mesures annoncées pour l'acte II du quinquennat sont équitables ?

Je ne m'y hasarderai pas.

Deux décisions, à mon avis peu opportunes, ont marqué le début du mandat d'Emmanuel Macron. Ce fut tout d'abord, la baisse de 5 € par mois des allocations logement. Cette mesure touchait les plus faibles et en particulier les jeunes. Lors de la réunion qu'il a eue avec les maires des Yvelines, le Président a, selon des élus, admis que c'était une « connerie ».

Dont acte mais il convenait pour qu'elle cesse de l'être, de la supprimer.

Enfin, aucune politique ne peut exclure la justice fiscale. Le Président aurait été bien inspiré en rétablissant l'ISF tel qu'il existait avant de le limiter au seul volet « immobilier ».

Les « gilets jaunes » qui s'époumonent depuis presque un mois à scander « Macron démission ! » auraient été gênés aux entournures pour vilipender « le président des riches ».

Un autre enseignement à tirer de cet épisode : les candidats auraient tout intérêt à ne promettre que ce qu'ils pourront respecter une fois élus.

Ainsi, le candidat Emmanuel Macron, parcourait les plateaux télévisés en jurant les grands dieux que le pouvoir d'achat des retraités serait maintenu : « Dans les 5 ans qui viennent, je garantis le maintien des retraites, il n'y aura pas de baisse du pouvoir d'achat des retraités ». Dix huit mois après ces forts engagements, seuls les retraités ne percevant pas plus de 2000 € mensuels verront la hausse de la CSG supprimée alors que la désindexation du montant des retraites sur le coût de la vie est maintenue.

Il est vrai que les prédécesseurs de nos dirigeants actuels leur avaient, largement ouvert la voie.

Henri Queuille , homme d'expérience s'il en fut, plusieurs fois ministre sous la troisième République, trois fois Président du Conseil sous la quatrième, n'avait-il pas déclaré :     

« La politique ne consiste pas à faire taire les problèmes, mais à faire taire ceux qui les posent ».

Quant à Jacques Chirac, un autre corrézien..., nous connaissons tous son opinion sur le sujet : « Les promesses n'engagent que ceux qui les croient ».

(D'ailleurs, si la mémoire ne me trahit pas, la Corrèze nous a fourni d'autres stars de la politique  qui auraient  pu trouver leur place dans cette rubrique !)

Et si, finalement, nous étions encore dans « l'ancien monde » ?

 

Le grand Jacques (1932.....)

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J
Et oui, l'argent ne tombe pas du ciel et nous sommes toujours dans l'ancien monde... Tant qu'il n'y aura pas de changement radical incluant la prise en compte des enjeux climatiques et surtout de la justice sociale ainsi qu'une modification des pratiques politiques incluant des pratiques démocratiques nouvelles, les choses seront difficiles à faire bouger
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