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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

« On veut Trump ! » ou un soutien de poids pour les « gilets jaunes ».

Le Président des Etats-Unis serait-il devenu l'égérie, le dénominateur commun, le phare de la pensée des « gilets jaunes » français ?

Si l'on en croit ses partisans, c'est sur le slogan « On veut Trump ! » que les manifestations des « gilets jaunes » se déroulent en France. Le Président des Etats-Unis ne s'est pas privé de twitter pour se féliciter qu'avec deux ans de retard nos dirigeants, abandonnant le projet de hausse de la taxe carbone et plus généralement de taxation des carburants, s'alignent enfin sur la thèse qu'il défend avec un nouveau soutien de poids, le président brésilien nouvellement élu : le changement climatique n'existe pas.

Ainsi, le Président Trump a ironisé sur les concessions faites par son « ami » le Président Macron et a confirmé ce que l'on savait de sa pensée profonde. Pour lui, « l'accord de Paris (sur le climat) est fondamentalement mauvais ».

Vous l'avez compris, le changement climatique est une vue de l'esprit, les récents incendies qui ont dévasté des territoires entiers en Californie, ont pour seule origine la mauvaise gestion des espaces boisés par les Démocrates.

Décidément, l'amour entre les deux Présidents emprunte des voies quelque peu chaotiques.

Voici quelques jours à peine, après les commémorations du centenaire de l'armistice sur la tombe du soldat inconnu, Trump a préféré sécher le Forum de la Paix auquel participaient nombre de chefs d'Etat et de Gouvernement de la planète. Il est vrai que lorsqu'on soutient de façon inconditionnelle la politique de l'Arabie Saoudite et de son prince héritier, ce cénacle pouvait lui apparaître quelque peu désuet.

Sitôt rentré chez lui, Donald Trump n'a pas manqué d'ironiser sur la faible cote de popularité de son « ami  français », le taux de chômage dans notre pays et l'idée loufoque de celui qui venait de l'accueillir, de mettre en place une défense européenne.

Jusqu'à présent, le Président Trump s'est abstenu de twitter sur certaines des revendications de nos « gilets jaunes » entendues depuis maintenant plusieurs semaines, à savoir, la « démission » du Président de la République, la « dissolution de l'Assemblée Nationale », la « suppression du Sénat ».

Peut-être a-t-il décidé de ménager les susceptibilités ?

Après la « suppression » des augmentations prévues des taxes sur les carburants, le gel des tarifs du gaz et de l'électricité, peut-être attend-il le rétablissement de l'ISF, l'augmentation du SMIC pour manifester toute la différence qui à ces yeux peut exister entre lui-même, un Président qui tient ses engagements et son « ami  français » obligé de mettre la marche arrière alors que tant de dossiers restent dans les cartons : retraites, réforme de l'Etat, de la Fonction Publique, de la Justice, de la Santé....

 

Sur des considérations aussi désabusées, j'ai tenté de franchir les Pyrénées toutes proches pour y trouver un peu de consolation.

Mal m'en a pris. L'Espagne qui, depuis plus de quarante ans se refusait à envoyer dans ses institutions représentatives des nostalgiques du franquisme, ne constitue plus l'exception européenne à laquelle il était possible de se référer. Dimanche 2 Décembre, Vox, le parti d'extrême droite, a fait son entrée au Parlement andalou avec douze députés régionaux élus après avoir réuni 11 % des suffrages. Le programme de cette formation, c'est, entre autres, le retour sur la loi légalisant le mariage pour tous ainsi que l'avortement, de même, l'abandon de la loi interdisant l'apologie du franquisme.

Et l'on parle déjà de la constitution d'un gouvernement andalou résultant d'un accord qui pourrait intervenir entre le très droitier Parti Populaire (PP) et Vox.

Au moment où madame May connait les pires difficultés pour obtenir le vote des députés britanniques sur le texte de l'accord de sortie signé avec l'Union Européenne, on a beaucoup de mal à trouver chez nous ou chez nos voisins, des raisons d'espérer que l'éclaircie se dessine.

Ce n'est en tous cas pas en Italie qu'on les trouvera. Matteo Salvini s'est réjoui des déboires de son ennemi juré, Emmanuel Macron, en attendant d'encaisser les dividendes en mai prochain, lors des élections européennes.

Peut-être que l'éclaircie tant attendue viendra de l'autre coté de l'atlantique et de Donald Trump qui twittera à son « ami » Emmanuel les recettes qu'il prétend détenir pour faire tourner à plein régime l'économie du pays et ramener au plus bas le taux de chômage tout en faisant baisser les impôts.

Et si chez nous, l'on commençait, en y associant bien entendu les « gilets jaunes », par faire tourner les tables ? …. Rondes bien évidemment !

 


 

 

 

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A
Merci Nemo pour ta réaction. Il est vrai qu'il est difficile de ne pas voir le fil d'Ariane qui relie Trump, Le Pen, Salvini et maintenant Vox. Sauf si l'on est mal voyant....
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N
très bien vu
le pire dans le tweet de Trump c'est qu'il est en partie exact , certains gilets jaunes ne se cachant pas pour dire leur admiration pour ce type de gouvernance
et par ailleurs qui a relevé en France les félicitations envoyées par Marine Le Pen à Vox dont le programme est effectivement effrayant notamment pour les femmes ?
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