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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

Un été pour rien ?

 

Je vous ai quittés à la mi-Juillet au milieu d'un champ de tournesols quelque part dans le Gaillacois alors que « l'affaire Benalla » occupait la première place dans l'actualité politique et médiatique.

Ce n'est pourtant pas cet événement que j'ai retenu dans mes deux photos de l'été.

La première c'est le navire humanitaire l'Aquarius qui, après avoir recueilli des migrants à la dérive, éprouve bien des difficultés à accoster dans le port « le plus sûr et le plus proche » conformément au droit international de la mer.

La seconde concerne Dewayne « Lee » Johnson, atteint d'un cancer en phase terminale, qui a obtenu le 10 Août dernier, à San Francisco, la condamnation du géant de l'agrochimie, Monsanto.

Pourquoi avoir écarté Benalla ? Tout simplement parce qu'il s'agit d'un non-évènement :

Un conseiller élyséen qui se prend pour Rambo, une mauvaise gestion par l'Elysée des faits qui se sont produits le 1er Mai dernier aux conséquences mal mesurées.                                     

Une presse qui, à tort ou à raison se sent, depuis la présidentielle, humiliée par Emmanuel Macron et qui ne craint pas le ridicule au point que Le Monde du 22 Juillet publiait, sans rire, un éditorial intitulé « Benalla : une affaire d'Etat ».

Une classe politique ravie de pouvoir enfin prendre sa revanche sur « l'injustice » (!) vécue en Mai 2017 et qui, pour fêter l'évènement, est allée jusqu'à mêler ses votes à l'Assemblée pour tenter de censurer le gouvernement.

Enfin, Monsieur Mélenchon qui, fidèle à lui-même, n'a pas hésité à évoquer le Watergate, oubliant par là le soutien qu'il apporte aux deux dictateurs qui dirigent le Vénézuela et le Nicaragua.

En résumé, un bien triste spectacle pour cet été 2018, s'il n'y avait eu les nouvelles encourageantes en provenance du port de Marseille d'où l'Aquarius a pris la mer, et celles venues du tribunal de San-Francisco.

Une évidence: l'Aquarius n'est pas le bienvenu dans tous les ports de méditerranée.

Ce navire affrété par SOS Méditerranée en partenariat avec Médecins sans frontières, a repris la mer à Marseille le 1er Août dernier en direction du canal de Sicile afin de sauver des vies, au large de la Libye.

Une première fois, en Juin dernier, le gouvernement du ministre de l'Intérieur Salvini, avait refusé l'entrée des ports italiens alors qu'il avait à son bord 629 migrants secourus au large des côtes africaines.

Une nouvelle fois, le 13 Août dernier, l'Italie a refusé que le navire accoste sur ses côtes avec 141 personnes à son bord sauvées des eaux au large de la Libye.

C'est finalement Malte qui a accepté, après plusieurs jours de crise, que le navire puisse accoster à La Valette. La France accueillera 60 migrants, aux côtés de l'Allemagne, du Luxembourg, de l'Espagne et du Portugal. C'est tout à l'honneur de ces pays.

Ainsi, a-t-on pu « parer au plus pressé ».

De là à penser que ce serait la pré-figuration des « centres fermés » qui devraient être installés en Europe afin d'accueillir les migrants à leur arrivée (par référence aux résultats du Conseil Européen du 29 Juin dernier), il y a un pas qu'il serait bien hasardeux de franchir.

Et pourtant, nul doute, que la situation est appelée à se reproduire.

                           Alors, une crise à chaque retour de l'Aquarius ?

Depuis le début des années 80, de graves interrogations pèsent sur le glyphosate que le Centre International de Recherche sur le Cancer considère commme « cancérogène probable ». Ce produit est commercialisé par la firme internationale Monsanto qui vient d'être rachetée par Bayer en Juin dernier. C'est le Roundup qui continue, plus de 20 ans après les premiers doutes, d'être largement utilisé dans l'agriculture.

On m'objectera que d'autres agences ne considèrent pas le glyphosate comme cancérogène.

Mais, pour protèger les populations, « le principe de précaution » inscrit dans le Droit Européen, ne devrait-il pas s'imposer ?

Or, en Novembre dernier, le Conseil Européen a, à nouveau, autorisé le glyphosate pour une durée de 5 ans !

Le Tribunal de San-Francisco n'a pas hésité à retenir le lien existant entre l'utilisation de ce produit et le développement du cancer dont est atteint ce jardinier agé de 46 ans.

Le jugement estime que les risques générés par ce produit « étaient connus ou pouvaient être connus à la lumière des connaissances généralement admises par la communauté scientifique au moment de leur fabrication, de leur distribution et de leur vente ».

Le Tribunal a, en conséquence, alloué à Monsieur Dewayne « Lee » Johnson, 289,2 millions de dollars à titre d'indemnisation.

Rien qu'aux Etats-Unis, la firme Monsanto est confrontée à 4000 procédures semblables.

Nul doute, que ce jugement, le premier du genre, donnera des idées dans bien d'autres pays !

Qui prétendait qu'accablés de chaleur, nous n'avons retenu de l'été qui s'achève, que le comportement d'un bras-cassé qui, le 1er Mai 2018, pensait pouvoir rejouer un Mai 68 qu'il n'avait pas connu ?

 

 

 

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