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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

VISA 2018:  : De la stupéfaction à la réprobation.

 

 

La stupéfaction est venue du compte-rendu paru dans l'Indépendant, de la déclaration faite par Jean-François Leroy, Directeur du Festival VISA pour l'image, lors de la conférence de Presse du 18 Mai.
En effet, à cette occasion, Monsieur Leroy annonçait qu'aucune  exposition lors de cette 30ième édition de VISA ne rendrait compte de la situation en Catalogne sud.

Pour atténuer la portée de son propos, le directeur du Festival indiquait qu'il y aurait bien, au Campo Santo, la projection d'une vidéo portant sur ces événements.     Omettant par là de préciser qu'une projection ne saurait en aucun cas se substituer à un reportage photographique.
Le motif avancé par Jean François Leroy soulève, un peu partout dans le département, une forte réprobation.

Nous ne lui ferons pas l'injure de penser qu'il n'est pas informé de la situation que vit la Catalogne depuis plus de 6 mois !   En outre, VISA a suffisamment montré  les blessures infligées un peu partout dans le monde lorsque l'on s'attaque aux libertés fondamentales, pour qu'on s'étonne d'une telle décision de la part de son fondateur.

Au-delà de la revendication indépendantiste, sur laquelle chacun est libre d 'apporter sa réponse, la répression qui sévit depuis plus de 6 mois de l'autre coté des Pyrénées, ne peut être évacuée par une boutade de tribune.

Réduire ce qu'aurait pu être une exposition relatant la répression du 1er Octobre qui, rappelons-le, a fait plus de 800 blessés, les manifestations de soutien  aux dirigeants emprisonnés et à ceux qui ont dû s'exiler parmi lesquels le Président Carles Puigdemont,  à l'argument selon lequel « on ne fait pas une expo avec 40 drapeaux », pourrait être interprété comme un grand mépris, sinon une insulte, à l'égard des victimes.


Parce que nous sommes attachés à la qualité du Festival VISA  pour  l'image, qui depuis 30 ans, draine à Perpignan-la-Catalane, des dizaines de milliers de visiteurs grâce à la qualité des reportages proposés et au travail des organisateurs, nous avons considéré de notre devoir de faire part de notre position, face à une décision vécue localement dans l'incompréhension .


Renée SOUM,  ancienne Députée, Pierre ESTEVE, ancien Député, Jacques TAURINYA, Maire de Baillestavy, Jean COLOMÈS Avocat Honoraire.

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M
stupéfaction que de voir votre stupéfaction et surtout votre réprobation
je croyais que dans une démocratie le directeur d'un festival avait la liberté de programmer ce qu'il voulait , je croyais à la liberté culturelle , à l'indépendance des gens de culture
je vois avec tristesse que ce n'est plus le cas en catalogne nord puisqu' un directeur de festival est sommé de programmer des reportages politiques sous peine de boycott
je croyais aussi qu'en France un hebdomadaire pouvait qualifier un dictateur de dictateur sans que ses affiches ne soient arrachées des kiosques par certains de nos compatriotes d'origine turque qui sont tellement intégrés qu'ils appellent Erdogan leur président !
Alors je lance à tous les démocrates de France et de Catalogne nord un appel à se ruer à Visa pour l'image 2018 en une véritable marée populaire jamais vue et à acheter tous les exemplaires disponibles du Point
Résistance !
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A
Merci pour votre réaction même si je ne partage pas votre analyse. Relisez le texte signé à 4, vous constaterez qu'il n'y a aucune sommation à JFL, aucun appel au boycott de VISA 2018. Tout simplement, le regret qu'aucune place n'ait été faite, dans cette belle manifestation, à une expo de photos censée informer les visiteurs de la situation en Catalogne sud et pourquoi pas, dans toute sa complexité. Je vous livre l'avis d'un de mes amis, également très proche de JFL (suivez mon regard), qui m'a été adressé hier après la publication du texte dans l'Indep : le contenu est excellent et "très équilibré". Il y a donc place pour différentes approches de la question. Par ailleurs, je partage totalement votre avis sur l'épisode de l'affiche du Point (dont je ne suis pas un lecteur assidu) lacérée au moti qu'Erdogan est qualifié de dictateur ( avis que je partage avec le Point. Bon courage mon cher et lisez attentivement nos articles.