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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

Faites ce que je dis et non ce que je fais !

 

Pendant la campagne présidentielle, entre autres récriminations, Jean-Luc Mélenchon n'a pas manqué de vilipender le statut réglementant les auto-entrepreneurs.

De même, élu député, il persiste et signe, déclarant le 19 octobre dernier à l'Assemblée Nationale :

« Qu'est-ce que l'auto-entrepreneur ?

Le travail à la tâche, c'est ce que faisait le docker au XIXième siècle quand il prenait la file pour savoir s'il aurait du travail.....

Qu'est-ce que l'auto-entreprise ?

C'est le final de la théorie du ruissellement de la baisse du coût du travail.... ».

Il n'est certes pas interdit de s'interroger sur la précarité que peuvent connaître les personnes s'engageant en cette qualité.

De même, il convient de veiller à ce que l'auto-entrepreneuriat ne cache pas une situation de salariat déguisée.

Avec le talent et la fougue qu'on lui connaît, le candidat de La France Insoumise à l'élection présidentielle, n'avait donc pas de mot assez dur à l'égard du statut d'auto-entrepreneur, allant jusqu'à le qualifier "d'auto-esclavage ".

Or, selon les informations diffusées ces derniers jours, pendant la campagne électorale, plusieurs membres de l'équipe de Jean-Luc Mélenchon auraient été payés en honoraires dans le cadre de l'auto-entrepreneuriat.

Parmi ceux ayant revêtu ce costume, son second, Alexis Corbière.

Celui-ci, enseignant, s'est mis en disponibilité le temps de la campagne et, durant 7 mois, s'est placé sous le statut d'auto-entrepreneur.

Ce qui lui a permis durant cette période, de ne pas rester sans revenu.

Comment ?

C'est simple, le porte-parole du candidat Mélenchon était payé 205 € pour chacune de ses interventions médiatiques.

D'Octobre 2016 à Avril 2017, Monsieur Corbière a facturé 10 " journées " par mois soit 2050 €, à l'Association de financement de la campagne de Jean Luc Mélenchon.

Dans le même temps et durant la même période, le porte-parole de LFI percevait une somme identique de la société de communication chargée des opérations de campagne du candidat et dont la présidente était..... la directrice de campagne de Jean-Luc Mélenchon ! (...Vous suivez ?)

Le statut d'auto-entrepreneur tant décrié a donc permis au futur député de La France Insoumise, de percevoir en toute légalité, pendant la campagne présidentielle, une somme de 4100 € bruts par mois.

 

Elu député de la Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière est désormais, sorti de la précarité de l'auto-entrepreneuriat..... Ouf !

 

Alors que je rédige ces quelques lignes, j'écoute Georges Brassens chanter :


« Hélas tout ça, c'est des chansons

Il faut se faire une raison

...................................

Y a quelque chose de pourri

Au royaume de truanderie ».

 

Bien sûr, rien à voir avec un sujet d'actualité.

Brassens a écrit « Le Moyenâgeux » en 1966 en hommage à François Villon.

 

 

 

 

 

 

 

 

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C
Salariat déguisé
Au royaume des aveugles les borgnes sont rois.
Démonstration de la classe politique dans son ensemble...Salariat déguisé aux plus hauts sommets de l'état car , souvenons nous , c'était hier , Pénélope tissait inlassablement sa toile sous les ors de la République...
Alors que nous reste t-il , à nous , les manants taillables et corvéables à merci ?..
Les cris , le tintamarre de la rue ?..pas sûr que cela suffise...
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