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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

Zones de turbulences

« Nous traversons une zone de turbulences.

Merci de regagner vos sièges et de garder vos ceintures attachées ».

Les dirigeants européens pourraient tenir un discours semblable à celui-ci à l'approche du 4 mars, date à laquelle, en Italie, auront lieu les élections législatives.

 

Je reviens d'un séjour de plusieurs semaines à travers le Portugal et j'ai pu constater combien, ce petit pays, membre de l'Union Européenne depuis le 1er Janvier 1986, avait mis à profit, non seulement ses propres talents, mais aussi les aides de l'Europe, pour notamment, améliorer ses infrastructures.

Je n'avais pas visité Lisbonne depuis une quinzaine d'années. Je retrouve cette ville totalement trans formée : travaux de restauration des immeubles considérables, mise en valeur d'un patrimoine exceptionnellement riche, un dynamisme que l'on ressent par exemple dans le quartier de Ribeira où, dans une immense halle, les meilleurs restaurateurs de la ville se sont regroupés pour proposer à des prix très abordables, les richesses de la cuisine lisboète.

J'ai ressenti, durant mon séjour dans la capitale portugaise, le souffle de l'Europe, de la même façon qu'on pouvait le ressentir à Barcelone dans les années qui suivirent l'adhésion de l'Espagne à l'Union.

 

Et pourtant, cette belle construction qu'est l'union Européenne (même si je ne méconnais pas les injustices qu'elle recèle, le manque de démocratie dans le fonctionnement de ses institutions) traverse en ce mois de Février, une zone de turbulences qui risque de nous ramener en arrière.

 

Un vent d'optimisme avait soufflé après l'élection présidentielle en Autriche, ainsi que lors des élections en Hollande qui avaient écarté le risque d'arrivée de l'extrême droite aux affaires.

Enfin, l'élection présidentielle dans notre pays, a vu la victoire d'un candidat (le seul) qui n'avait pas hésité à se déclarer profondément européen et qui, depuis, n'a cessé d'agir dans ce sens dans un contexte pas toujours favorable.

Les populistes de droite et de gauche ont été, chez nous, battus dans les urnes mais il n'en est pas ainsi dans tous les pays fondateurs de l'Europe.

 

Depuis les présidentielles françaises, l'Autriche a vu, lors des dernières élections l'extrême droite progresser de telle façon qu'aujourd'hui, des postes ministériels aussi importants que la Défense où l'Intérieur, ont été confiés à ses représentants.

 

De même, en Espagne, le Premier Ministre Rajoy se montre incapable de trouver à la crise catalane, une solution permettant de prendre en compte les résultats du scrutin du 21 Décembre 2017 qui a confirmé l'élection d'une majorité indépendantiste. Il pensait que la répression et les menaces suffiraient pour lui permettre de reprendre la main.

En réalité, son parti, le Parti Populaire, est sorti très affaibli du dernier scrutin en Catalogne, mais, situation nouvelle, les derniers sondages indiquent que le parti du Premier Ministre serait minoritaire en cas de scrutin national.

De quoi créer de vives inquiétudes à la Moncloa, siège du Gouvernement Espagnol !

 

Toutefois, tous les regards sont aujourd'hui tournés vers l'Italie et les législatives qui auront lieu le 4 Mars prochain.

Ce pays est un des membres fondateurs de l'Europe, son poids économique est important et de graves dangers pèsent sur ces élections.

Alors qu'on le pensait définitivement retiré des affaires après qu'il ait effectué un Travail d'Intérêt Général consécutivement aux condamnations prononcées contre lui, voilà le « cavaliere » parfaitement lifté, qui a repris du service et ambitionne de battre la majorité pro-européenne de centre-gauche actuellement au pouvoir.

 

La Ligue du Nord et l'extrême droite nostalgique du fascisme, sont également en embuscade.

Enfin, voilà que le populiste mouvement 5 Etoiles de Beppe Grillo, qui fait figure de favori, vient, par l'intermédiaire de son chef de file, de se déclarer « pro-européen » opérant une volte-face dont il est difficile de penser qu'elle n'a rien à voir avec le prochain scrutin.

Après le Brexit, l'accession aux reponsabilités de formations hostiles à l'Europe lors du scrutin italien nous ferait passer d'une zone de turbulences, à une zone de très fortes perturbations dont personne ne peut affirmer qu'elle ne se terminerait pas par un crash.

 

Voilà déjà quelques décennies, Brassens, reprenant un poème d'Aragon chantait :

« Rien n'est jamais acquis à l'homme..... Et quand il croit serrer son bonheur il le broie ».

Nos dirigeants devraient le réécouter.

Les inquiétudes que les peuples d'Europe manifestent à travers leurs votes, ont nom immigration, terrorisme, lutte contre les inégalités....

Si des avancées significatives n'interviennent pas rapidement, cette construction née après la deuxième guerre mondiale, risque de disparaître sous les coups de boutoir des europhobes, populistes et autres démagogues qui n'ont cessé de progresser à chaque scrutin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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