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Mes réactions à l'actualité politique intérieure et internationale, sociétale, sociale .... .... Avec légèreté, chaque fois que je le peux ! Je fais mienne la formule de Philippe Meyer (Mammifère omnivore) "Nous vivons une époque moderne !"

Grotesque.

 

A l'issue du dernier scrutin en Catalogne, les formations indépendantistes, dans des conditions exceptionnellement difficiles, sont parvenues à conserver la majorité en sièges au Parlement Catalan, même si en pourcentage, elles n'ont atteint que 47,5 % des suffrages.


Dès lors, l'enjeu au-delà des ègos des uns et des autres, me paraissait être de parvenir à la constitution d'un gouvernement stable issu de cette majorité.


Depuis plusieurs semaines, les formations indépendantistes, sans illusion sur le rôle de "facilitateur" du gouvernement espagnol, avaient été informées par les services juridiques de la Généralitat que le candidat à l'investiture, devrait être physiquement présent lors de la session du Parlement. Toute autre solution se heurtait au fait que dans les heures ou minutes qui auraient suivi, un Président "skype" aurait été destitué.


On pouvait penser que le nouveau Président du Parlement Roger Torrent et le Président de la Généralitat destitué, Carles Puigdemont, avaient réfléchi à la question, avaient abordé le sujet lors de leur récente rencontre à Bruxelles et s'étaient accordés sur une solution prenant en compte les différents paramètres connus.

L'ajournement de la session d'investiture prévue le 30 Janvier, dénote pour le moins d'une certaine improvisation pour ne pas utiliser les mots qui fâchent et parler d'irresponsabilité.

Je n'évoque même pas le téléphone qui n'aurait pas fonctionné entre Barcelone et Bruxelles, raison pour laquelle Monsieur Puigdemont n'aurait pas été au préalable informé de la décision d'ajourner le débat et le vote....


On est dans le vaudeville de très mauvaise qualité..... à moins qu'il s'agisse d'un jeu de billard à cinq bandes et que mon esprit cartésien n'ait pu saisir toutes les subtilités de la situation.


Qu'il me soit permis d'avoir une pensée pour les blessés du 1er Octobre, pour ceux qui sont encore détenus dans la prison madrilène et d'espérer que ces palinodies post-électorales, ne lassent pas un électorat qui, jusqu'à présent, dans des conditions très difficiles, a fait preuve d'une totale solidarité envers ses dirigeants.

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